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Comment 2 enfants ont été sacrifiés sur l'autel de la réussite .++++++++++++++++++++++++++++++++ <<<< Francis Dubéchot, l'auteur de ce récit >>>> |
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Avril 2009 |
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évolueront et se rempliront au fil du temps, merci donc de
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temps en temps Actualisé le 12/10/2010 |
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| Tout ça semble bien dérisoire aujourd'hui |
| Dans les années 1935-1940, le père de mon père,
Auguste Adolphe Dubéchot était
un communiste convaincu, charbonnier de son état et
installé depuis quelques années* dans la forêt
d'Othe au petit hameau de La Fourchotte, non loin de Migennes dans le département de l'Yonne, et ayant pour voisin René Froissart, lui-même communiste, puis grand résistant devant l'occupant *². Auguste Dubéchot qui possédait un véhicule pour transporter son charbon utilisait également ce véhicule pour emmener René Froissart, candidat député, dans les réunions publiques. Il faut noter que mon père n'avait pas gardé une haute opinion du parti communiste de cette époque, certains souvenirs l'avaient particulièrement marqué durant son enfance, notamment il m'a raconté une certaine réunion politique organisée à leur domicile qui avait fait disparaître le peu de provisions pour nourrir la famille dont disposait la maîtresse de maison, Mme Aline Séraphine Dubéchot, en effet les conditions de vie de cette famille nombreuse étaient très précaires. * ( Il habitait précédement, lui et sa famille, au hameau Le Mineroy non loin d'Aix-en-Othe (10), hameau où est né mon père en juin 1924 ) *² ( René Froissart fut fusillé par les allemands dans la clairière du Mont Valérien le 21/09/1942 ) .
En
juin 1940 mon père a 16 ans et il est apprenti boulanger à Joigny, comme beaucoup, très
inquiet, il verra les allemands arriver puis sera surpris par leur
coté discipliné et plutôt
gentil, enfin ça c'était au début de l'occupation, admiratif également à leur arrivée devant le déploiement de leur matériel,
ensuite il
continua comme apprenti puis enfin après 1942 comme ouvrier boulanger à St-Florentin
toujours dans le département de l'Yonne..
Puis
vint l'époque des restrictions alimentaires car
la Wehrmacht avalait la plus grande partie des ressources du pays,
ainsi, devenu sport national à partir de 1942, mon père
fera
un peu de marché noir entre St-Florentin et Paris, ce qui lui
vaudra
d'ailleurs quelques sueurs froides, ceci malgré la loi du 15
mars 1942 sur le marché noir qui précisait que les
infractions qui ont été commises uniquement en vue de la
satisfaction directe de besoins personnels ou familiaux seraient
exemptes de poursuites. Dans les trains, souvent femmes et hommes
portaient de lourds bagages, les personnels chargés des
contrôles n'étaient pas dupes, les contrôles de
bagages étaient
donc fréquents, arrivés en gare, les porteurs de
victuailles devaient chercher des sorties
non surveillées, gare Montparnasse l'astuce était de se
faufiler par le dépôt des bagages, mais en ville il y
avait
encore le risque de tomber sur un contrôle de police.
.
Le
16 février 1943, une loi impose le Service du Travail
Obligatoire (STO). Particulièrement visés, tous les
jeunes hommes âgés de 20 à 22 ans (classes 40, 41
et 42 puis bientôt (en septembre 43), la classe 43, puis enfin
à partir de janvier 44, tous les hommes de 16 à 60 ans
sont concernés.
Dès juin 1943, la chasse aux réfractaires s'était intensifiée par une répression policière renforcée, des listes de recherche, des rafles dans les cinémas, cafés et gares, barrages de rues, la Feldgendarmerie effectuait des contrôles dans les trains, environ 5000 collaborateurs français à la solde des allemands effectuaient des rafles à la recherche des réfractaires. Difficile donc d'y échapper, et dès la fin de l'automne 1943 mon père est directement concerné par le S.T.O. L'histoire racontée par mon père était que lorsqu'il fut convoqué pour la visite médicale en vue de partir au S.T.O, il s'était auparavant infecté le bras à l'aide d'un clou rouillé, il avait été alors conduit à l'hôpital de Joigny, une fois guéri il avait pu s'enfuir et reprendre son travail d'ouvrier boulanger à St-Florentin. Caché par son patron (?), il ne lui restait plus alors qu'à attendre, éviter les contrôles, et voir venir. Heureusement pour lui, dès le début de 1944, l'ambiance au niveau des collaborateurs n'est plus la même, ils savent maintenant que les allemands ne gagneront pas la guerre, donc sans doute qu'ils mettent, au vu des évènements, de moins en moins de zèle dans leurs recherches, toujours est-il que mon père se félicita par la suite d'avoir réussi à éviter le S.T.O, surtout quand il apprit quels dégâts avaient subit les usines allemandes dans lesquelles il aurait dû travailler. Pour la petite histoire, en 1944, 20 000 travailleurs volontaires partirent encore pour l'Allemagne, vraisemblablement des collaborateurs français en fuite. .
.
Lors de l'alerte du 11 août ma mère et sa mère Marie-Rose Tissot, qui habitaient également St-Florentin se sont enfuies de leur maison Place Dilo pour sortir de la ville et aller se réfugier en face dans les champs où elles pensaient être plus en sécurité, mais une bombe est tombée non loin d'elles tuant une femme, l'usine dans laquelle travaillait ma mère fut détruite et reconstruite par la suite (Bonbons Dolis), elle y était rentrée le 13 septembre 1943, de plus au retour, après l'alerte, elles constatèrent que des maisons très proches de la leur n'étaient plus qu'un amas de ruines, on imagine alors facilement leur stupeur devant ce triste spectacle. * En 1945-46, mon grand-père Raoul Tissot revenant enfin de captivité a participé au débarras des maisons bombardées. .
.
Ensuite, à l'approche des troupes alliées, le camp de Varennes et ses dépôts
de munitions fut détruit par les allemands, les explosions pourtant
lointaines firent trembler les maisons jusqu'à St-Florentin. Puis enfin
le 23 août 1944 au matin, dans une ville meurtrie, comme beaucoup de
français, mon père assista au départ des troupes allemandes et
ensuite à l'arrivée des troupes alliées, la résistance locale qui avait
payé un lourd tribut durant ces quatre années d'occupation se mit alors
à la recherche des dénonciateurs et autres collaborateurs pour
être jugés et punis, quelques françaises ayant eu
des relations
tendres avec l'occupant seront également tondues, il faut noter
que ces françaises avaient eu des liaisons avec des allemands
tout comme nombre de prisonniers français ou d'hommes du S.T.O
en avaient eu en Allemagne avec des allemandes dont les maris
étaient absents pour cause de guerre. Au
cours des jours qui ont suivi la libération de St-Florentin mon
père a croisé un résistant connu de lui, celui-ci
était armé d'une Sten (Arme anglaise parachutée
aux maquis), mon père lui fit remarquer que le blouson en cuir
qu'il portait c'est lui qui le lui avait vendu mais qu'il attendait
toujours d'être payé, celui-ci pour toute réponse
lui montra son arme et lui dit: Tu veux que je te paye ?, et cette histoire, plus de cinquante ans après, mon père ne l'avait toujours pas digéré.
Nul doute que la plupart des résistants aient été animés d'un patriotisme réel, toutefois il faut citer aussi tous les résistants qui se sont forgés un passé de résistant au cours des quelques jours qui ont précédé la libération, ceux qui se sont enrichis de façon honteuse en gardant une partie de l'argent reçu lors des parachutages, argent qui était destiné en fait aux dépenses des maquis, les faux résistants, en fait collaborateurs et dénonciateurs au service des allemands etc. Bref, durant cette période trouble de plus de 4 années, au niveau des citoyens, le pire et le meilleur se sont souvent côtoyés, révélant ainsi la race humaine dans tous ses états. .
En janvier 1946, devant les problèmes
rencontrés pour le ravitaillement des populations, les cartes de
rationnement pour le pain firent leur retour, mais certains petits
trafics furent ensuite découverts et des boulangers ont
été condamnés, ce fut le cas du patron de mon
père qui vit ainsi sa boulangerie fermée quelques temps
par décision administrative, durant cette période mon
père en fut donc réduit à faire quelques petits
boulots, dont travailler à la réfection des voies de
chemin de fer, ce qui lui laissa quelques souvenirs amers, notamment
une fois où revenant de son travail, il fut interpellé
par des gendarmes que mon père connaissait pourtant, mais qui ne
l'avaient pas reconnu à cause de ses habits de travail en piteux état.
.
Note: Une
partie de ce qui est écrit précédemment est
basée sur des histoires que mon père ou ma mère
m'ont raconté, pour le reste, j'ai lu plusieurs livres concernant cette période, dont
un sur la résistance dans l'Yonne (Robert Bailly), ou bien
encore des journaux de l'époque, dans le but bien sûr de
me documenter et de pouvoir ainsi recouper les infos..
Ensuite, au fil des années, ayant surtout connu la
misère jusque-là,
mon père, malgré la
faiblesse de son bagage scolaire, voulu réussir dans les affaires, il avait appris
la boulangerie, c'était donc dans ce
métier qu'il allait réaliser son rêve,
ensuite sa
vie n'a plus eu qu'un seul but, réussir cet objectif coûte
que coûte, et profitant, comme tous les gens de cette
époque, des trente glorieuses, il a réussi, c'est
seulement
sur la fin de sa vie qu'il s'est rendu compte des
dégâts
collatéraux, mais sa boulangerie de Romilly restait
sa
fierté, le symbole de sa réussite, symbole qu'il
devait
protéger envers et contre tout comme la prunelle de ses
yeux, puis mon autre frère Christian, le troisième dans l'ordre d'arrivée, a repris le flambeau, mon
père en
fut enchanté, le nom Dubéchot resterait
donc sur
la
façade de sa boutique, et Christian a obtenu ainsi
toutes les faveurs, ensuite lui et les parents
ont
formé le noyau dur de la famille, évidement avec
les quatre autres enfants les
relations furent nettement plus tendues, pour mes parents
Jean-Claude était le vilain mouton noir,
celui qui propageait la mauvaise parole, et Francis
était sous
son influence, faut dire qu'ensemble ils avaient connu les
années de galère et que l'histoire qu'avaient
refait les
parents au fil du temps ne ressemblait plus du tout à ce
qu'ils
avaient vécu, alors évidement ça
crée des
liens, je vais donc vous raconter l'histoire de ma jeunesse telle que
moi je l'ai vécu et en m'appuyant autant que possible sur
des
documents de l'époque.
.
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| Période de St-Florentin (1951-1956) |
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| Ma mère, sa sœur, et moi (1951) |
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| Mon frère Jean-Claude et moi (1951) | Mon père, Jean-Claude et moi (1951) | Ma
mère et moi nous rentrons de la
plage de St Florentin (1952) |
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| Ma grand-mère Marie-Rose et moi rue Courquillon |
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| Christian au verger, derrière, la route de Venizy (1956) | Mon père et Christian au verger (1956) |
Durant
ma période passée à St-Florentin,
je n'ai pas de mauvais souvenirs, je me rappelle des visites au verger
de mon père, rue des Roches, en direction de Venizy,
mon père, toujours ouvrier boulanger à St-Florentin,
faisait le trajet à pied en poussant une
remorque dans laquelle je me trouvais, de notre logement au verger
il y
avait bien 3 Km, mon père s'arrêtait parfois au
retour
pour discuter avec des connaissances, une fois dans ce
même verger, je suis
tombé sur
un essaim de guêpes, je devais bien avoir 10 ou 15
piqûres... , ma
mère travaillait dans l'usine reconstruite, les Bonbons Dolis. |
![]() Parfois
chez lui venait un homme à qui il manquait un bras, bras
qu'il
avait perdu durant la guerre, dans sa poche il avait des noisettes
et il m'en donnait une poignée à chacune de ses
visites, je
me rappelle aussi du camp de Varennes, camp détruit
à
leur départ par les allemands en 1944, en face du camp mon
grand-père et mon père cherchaient des
champignons, dans ce camp il y avait une immense pile
de caisses en bois probablement abandonnées là
par les
américains qui avaient pris possession du camp à
la
fin de
la guerre.
.
|
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Peu avant de partir
à Ricey-bas (1956)
Devant notre maison de St-Florentin, rue du
Collège Avant ce
logement, nous habitions
rue Courquillon, dans un logement
très
vétuste, au dessous des toits (J'en ai
gardé un très lointain
souvenir)
|
Le cycliste, c'est moi, toujours devant la maison (1956) |
|
La fin de la guerre et les privations n'étaient pas si loin car
je me rappelle alors que j'étais à la garderie, nous
traversions la ville de St- Florentin à pied une
ou deux fois par semaine (?) pour aller boire un grand verre de lait au
collège Marcel Aymé nouvellement construit.
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| Dans les
années 1955-56, je jouais en face de la maison de mon
grand-père, maintenant parking de la place Dilo, mon
grand-père y louait alors un
jardin accolé à une ancienne maison bourgeoise (Mme
Trincant ?) qui
avait été bombardée comme raconté
précédemment en août 44, il y avait encore les
ruines de la maison et
l'accès à la cave, mon grand-père
stockait alors des
escargots de Bourgogne dans des cages dans un coin du jardin. Dans le grenier de la maison de mes grands-parents, il y avait de nombreuses cannes à pêche, mais elles n'avaient pas l'air d'être de première jeunesse, également accroché à un clou, un masque à gaz. .
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(Vue de la rue du
Collège)
Mon père travaillait dans la boulangerie juste en
bas de la rue (Grande rue) |
(Cidre en
fermentation, la cave concernée)
Une dizaine de mètres en dessous du lieu
où on habitait, dans une rue
perpendiculaire à la rue du Collège, mon
père avait un ami qui faisait
du cidre, plusieurs fois je l'ai accompagné et
l'odeur très
particulière au sein de cette cave m'est
restée |
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| La place Edmond Vérollot, et juste en face, la rue du Collège |
| Toujours dans les années 55-56 et même un peu après, alors que nous étions déjà aux Riceys (sûrement le lundi), je me souviens de nos parties de pêche aux vairons, avec mes grands-parents à la Rue Feuillée-Pontigny, à une quinzaine de kilomètres de St-Florentin, je pense pouvoir dire qu'à l'époque nous avions une vie simple mais que nous étions une famille " Normale ", c'est à partir du moment où nous sommes arrivés aux Riceys que cela s'est gâté petit à petit, l'ambition grandissante de mes parents allait tout broyer. |
| Période de Ricey-bas (1956-1970) |
| Mes Souvenirs
à Ricey-bas, comme
nous allons le
voir plus loin, dans mes souvenirs, les objets volaient
beaucoup * = période de ma vie À notre arrivée à Ricey-bas mon père a 32 ans et ma mère 29 ans. .
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* De
5 à 8 ans (1956-1959) " Le travail "
Les
2 ou 3 années qui ont suivi notre installation
à la boulangerie de Ricey-bas furent
difficiles pour
mes parents, non qu'il y avait beaucoup de travail mais le
matériel était très
vétuste, il
leur fallait rembourser les prêts,
faire face à des dépenses imprévues,
et les
clients vignerons étaient
encore pauvres mais au fil du temps le chiffre d'affaire
évolua
à la hausse et à
partir des années soixante ça ira de mieux
en mieux,
ça commençait au printemps, foire du grand jeudi,
puis beaucoup de
résidences
secondaires voyaient leurs occupants
arriver à partir de Pâques, et ça
durait ainsi
jusqu'aux vendanges en
septembre. |
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| Ma mère dans la boutique |
| * De
5 à 11 ans (1956-1962) "
Conditions
de vie " À notre arrivée à Ricey-bas les conditions de vie étaient très précaires, le chauffage dans les chambres l'hiver était un luxe à l'époque, nous avons donc eu d'abord des bouillottes et des briques chaudes pour réchauffer nos pieds, puis ce fût le tour des couvertures chauffantes électriques, mais il ne fallait pas oublier de les arrêter sinon ça sentait le brûlé, les Wc à la turc était dehors dans une grange, le sol des Wc était en bois, un jour ma mère est passée au travers, je vous laisse imaginer le résultat, la porte qui menait aux Wc est visible sur une photo plus bas, évidement pas de douche, elle est arrivée bien après, la douche fût installée dans le fournil vers 1965 et les Wc "modernes" sous la véranda à peu près à la même période par le maçon propriétaire de la maison, et joueur d'accordéon à ses heures, Mr Romano Fazzoli. . La distance était si importante entre ma chambre et les Wc, il fallait descendre les escaliers pour repasser au rez-de-chaussée, ensuite il fallait traverser la véranda, puis le fournil, puis traverser le garage dans lequel se trouvait la voiture du père puis traverser la rue Chauffour puis enfin rentrer dans la grange dans laquelle se trouvaient les Wc dans lesquels on était en équilibre instable sur des planches pourries, vers 6-7 ans j'avais trouvé une solution à ce problème pour les besoins pressants, j'avais remarqué qu'au grenier au-dessus de ma chambre, il y avait beaucoup de bouteilles vides dans un coin, donc pour les petits besoins et bien j'allais tout simplement remplir ces bouteilles, mon truc a été découvert longtemps après par mon grand frère qui a vu un jour du liquide dans certaines bouteilles et s'est posé la question suivante,mais qu'est-ce que c'est que ça... Démasquer le coupable ne fut pas long. |
| *
Vers 8-9
ans " Peugeot 201 " Lorsque mon père est arrivé à Ricey-bas pour prendre possession de sa boulangerie, il avait besoin d'une voiture pour faire des tournées, seulement il n'avait ni permis ni voiture, il avait alors fait connaissance du brigadier de gendarmerie des Riceys car il était vendeur de sa voiture, une Peugeot 201, aussitôt achetée le père commença à faire ses tournées, il passera le permis ensuite, je me rappelle des tournées quand très jeune j'accompagnais mon père, Mr Douvrain, le boucher de Celles sur Ource que nous rencontrions sur la tournée de Balnot-sur-Laignes me donnait des tranches de saucisson, je me rappelle encore de Mr Mauclair, l'épicier de Balnot sur Laignes, chez qui nous faisions une halte, aux Riceys mon père est passé ensuite à une Peugeot 203, puis ce fût une Peugeot 403, puis enfin une Peugeot 404, quand mon père a changé sa 201 contre une 203, mon père a donné ? la 201 à mon grand-père Raoul qui faisait ensuite la route St Florentin Ricey-bas avec sa voiture de temps à autre, vitesse de pointe 60 Km/h, et il fallait bien tenir le volant, un jour le grand-père et la grand-mère arrivent au volant de leur voiture dans la rue derrière la boulangerie, nous sommes dehors en train de jouer avec des pétards, la 201 s'immobilise, le grand-père en descend, quand un gros pétard explose dans la flaque d'eau juste à coté de lui et il est fortement éclaboussé, très en colère pour l'accueil reçu, il menace déjà de repartir. .
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| Ma mère et mon père dans la boutique (1958) | Ma mère dans la boutique |
| *
Vers
6-7
ans "
L'école de Ricey-bas
" Quand je suis rentré à l'école de Ricey-bas pour la première fois, l'instituteur était Mr Millet, et l'institutrice sa femme s'occupait des jeunes, j'étais donc avec sa femme, un matin je suis arrivé avec mon sac d'école en cuir marron passé au cirage noir. Pourquoi j'avais fais ça ? En plus je m'en étais mis partout, la maîtresse m'avait réprimandé, une dénommée Liliane Marot, beaucoup plus vieille que moi, elle devait bien avoir 12 ans, m'a dit: demain je t'amène du cirage marron et en échange tu m'amènes des bonbons... Mr Garbison et sa femme ont succédé ensuite au couple Millet.
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